Pourtant après une entame de match sérieuse et appliquée, la machine phocéenne s'est grippée et s'est fait prendre par deux fois par une habile équipe toulousaine emmené par l'insatiable Johann Elmander, dans tous les bons coups et auteur du deuxième but toulousain. L'OM s'est donc logiquement incliné 2-1 et n'a rien montré. Une fois de plus, le collectif phocéen a été incapable de produire du jeu et n'a mis que très rarement le gardien toulousain en danger, Mamadou Niang étant le seul joueur à surnager. Et ce n'est pas le but symbolique de Ronald Zubar qui a du rassurer les supporters.
Pourtant la saison avait tellement bien commencé. Un été chaud et ensoleillé du coté de Marseille et un recrutement prometteur, les observateurs saluant le savant amalgame de jeunes prometteurs et joueurs confirmés fait par les dirigeants marseillais. Deux mois plus tard la donne est différente. L'équipe se cherche, ne produit pas de jeu et pire s'expose à d'inquiétants errements défensifs comme on a pu le voir cet après midi. Le talent de Djibril Cissé n'est pas exploité et finalement tout repose sur le talent de Samir Nasri, bien trop seul pour organiser le jeu marseillais.
Dès lors quelles solutions ? Le départ d'Albert Emon doit il être envisagé ? Interrogé par OMTV à l'issue du match, Pape Diouf a une nouvelle fois conforté le coach marseillais dans ses fonctions. « A Marseille, dès lors qu'il y a une période difficile, on pense que l'entraîneur doit sauter, qu'il faut tout bouleverser. Ce n'est pas la question que je me pose. Je me pose des questions d'ordre collectif puisque nous vivons tous un marasme. Il faut trouver collectivement des solutions et non pas couper des têtes, ce n'est pas aujourd'hui ma volonté ».
Une chose est sure, la colère gronde chez les supporters et nul doute qu'une contre performance en Champion's League mercredi prochain contre Besiktas plongerait définitivement l'OM dans une crise sans précèdent et scellerait sans doute l'avenir d'Albert Emon...
